
1. Dans l'avion ou à l'arrivée, vous serez amené à remplir deux formulaires, un pour le visa (durée du séjour, numéro du vol d'arrivée), un pour les douanes (déclarer les objets sujets à la TVA). Ils sont écrits en japonais et anglais, ce n'est pas trop difficile à remplir.
2. Si vous arrivez seul, ou que vous ne voulez pas vous endetter auprès de l'ami(e) qui vous aura accueilli à l'aéroport, je vous suggère de changer quelques euros en yens si vous n'en avez pas. Le taux est meilleur à l'aéroport japonais. A moins d'être sûr de vous, évitez de changer toute votre fortune, le taux est peut-être meilleur dans une banque hors de l'aéroport.
3. Quand vous aurez déchiffré la carte des lignes ferroviaires, deux solutions s'offrent à vous pour payer le transport : le ticket et la carte prépayée.
Si vous vous forcez à acheter des tickets à chaque changement de trains, vous serez obligé d'étudier les cartes souvent et apprendrez ainsi plus rapidement les noms des stations et aurez en tête les tarifs. Il existe deux cartes (SUICA et PASMO), je vous conseille la première pour sa polyvalence. Vous pouvez vous la procurer à un distributeur automatique dédié à l'achat des cartes, vous payerez 2000 yens la première fois (500 de caution pour la carte, 1500 chargés dessus pour l'utiliser).



4. Après vous être débarrassé de vos bagages, je vous conseille fortement de filer droit vers la mairie du district ou vous avez emmenagé (Shi-yaku-sho 市役所) pour faire votre demande de carte d'immigré (familièrement appelée la Gaijin Card). Il vous faudra deux photos d'identités identiques au format indiqué sur un papier qu'on vous aura remis à l'aéroport.
Comptez en moyenne deux semaines avant de pouvoir chercher votre carte. J'insiste sur le fait qu'il vous sera bénéfique de régler ça tout de suite, car il vous la faut pour ouvrir un compte en banque, signer un abonnement de téléphone, et j'en passe.

5. Profitez (de gré ou de force) du laps de temps avant la réception de la Gaijin Card.
Procurez-vous les premières nécessités pour vivre, faites-vous fabriquer un tampon de signature (inkan), apprenez à vous déplacer en train et métro, trouvez les magasins les moins chers, trouvez le téléphone portable et le forfait qui vous intéresse, choisissez une banque, et enfin, habituez-vous à la vie au Japon.
6. Votre carte est enfin prête ? Si tout se passe bien, vous pouvez régler trois formalités importantes dans la même journée. La mairie ouvre à 9 heures ou avant, vous ne devriez pas avoir à attendre longtemps pour qu'on vous remette votre carte.
Vous pouvez ensuite aller soit à la banque, soit aller acheter un téléphone portable. Dans les deux cas, vous devrez peut-être retourner là où vous étiez en premier. Explication : Si vous allez à la banque d'abord, elle voudra que vous repassiez l'informer de votre numéro si vous n'êtes pas joignable téléphoniquement autrement.. Si vous cherchez d'abord un téléphone portable, vous devrez repasser en agence pour mettre en place le débit automatique du compte en banque. Ceci n'est pas obligatoire, mais ça vous évite l'alternative de faire un virement tous les mois à un guichet automatique.
- banque : si vous ne maîtrisez pas le japonais, emmenez un interprète, surtout si vous avez des questions. Vous serez amené à signer (avec le tampon normalement, j'ai l'impression que c'est obligatoire) et écrire votre nom et adresse une demi-douzaine de fois avant qu'on vous remette votre livret bancaire.
- portable : là aussi, un interprète sera bien utile pour s'assurer de prendre les bonnes options. On vous proposera de régler le téléphone en anglais pour vous. Les chargeurs ne sont pas inclus avec le portable (comptez 1000 yens). Vous pouvez vous en tirer sans rien payer d'autre sur place avec un plan par mensualités à 0 % pour payer le portable (entre 10 et 60 000 yens).
7. Il ne reste plus qu'à attendre la carte de retrait (1 semaine par la poste) et à apprendre à se servir du téléphone bourré de fonctions magiques (dans mon cas, le manuel fait 380 pages en japonais et 2 en anglais, vous êtes avertis). La première chose que j'ai faite était de changer l'adresse e-mail du téléphone, puisque c'est le moyen de communication le plus utilisé sur l'archipel.